16.11.2009
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Sebastian Vela (administrateur)
17:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
RECETTE DU FILM CATASTROPHE PARFAIT


2012 remet au goût du jour l'éternel débat sur le film catastrophe qui ne finisse pas en catastrophe. C'est chose assez rare pour qu'on ne se pose pas la question.
Quelle serait la formule magique du film-catastrophe parfait?
Comment réaliseriez-vous le film catastrophe parfait sachant eviter les clichés et mièvreries sentimentales propres au genre? La réponse est entre vos main. Laissez vos commentaires.
17:30 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
2012, SYNOPSIS ET CRITIQUE
2012
Rira bien qui rira le dernier... le jour du Jugement Dernier (hahahaha)
| Réalisateur |
| Roland Emmerich |
| Acteurs |
| John Cusack, Chiwetel Ejiofor, Amanda Peet, Oliver Platt, Thandie Newton, Danny Glover, Woody Harrelson |
| Scénaristes/Écrivains |
| Roland Emmerich, Harald Kloser |
| Producteurs |
| Roland Emmerich, Harald Kloser |
| Studios de production |
| Sony Pictures |
SYNOPSIS:
En 2009, le géologue américain Adrian Helmsley fait une découverte étonnante : la croûte terrestre, soumise aux radiations solaires, commence à se réchauffer de manière inhabituelle. Cela pourrait causer, à court terme, un renversement des pôles. En 2012, l'auteur de science-fiction Jackson Curtis, ses enfants et son ex-femme, qui vivent en Californie, sont les premières victimes de ce dérèglement qui cause de nombreux tremblements de terre et des tsunamis mais que le gouvernement a caché à la population. Alors qu'ils tentent de rejoindre un cargo censé sauver la race humaine, Helmsley poursuit son travail auprès du Président des États-Unis.

CRITIQUE:
J'ai rarement eu l'opportunité de profiter d'un authentique navet des dimanches après-midi, et encore moins la possibilité de le savourer copieusement pour 5€. Non, sans rire, l'entrée devrait être gratuite. Si Roland Emmerich n'est interessé que par les résultats de ses films au box-office, pour son information il existe d'autres moyens moins risqués de gagner du fric. J'exagère?... Peut-être un peu.
N'empèche je pense que la rage non contenue de cette critique est proportionnelle à la déception que m'a causé le film. En fait j'aurais dû m'y attendre: c'est quand même le réalisateur de Godzilla (qui n'était pas si mal). En fait si on observe avec attention la carrière de Roland Emmerich on se rend compte qu'il est capable du meilleur comme du pire. Universal Soldier (si, si c'est du Roland Emmerich), Godzilla et Independence Day (ses plus grands succès commerciaux) sont ses bêtes noires (auxquelles il faut maintenant ajouter 2012)... Mais Stargate et Le Jour d'Après sont vraiment pas mal, voire même recommendables. Quel est donc le problème de notre ami Roland? Voici une liste des problèmes récurrents de notre réalisateur que l'on retrouve dans 2012 tout comme dans la (quasi) totalité de sa filmographie:

Premier gros problème: QUE DIEU BÉNISSE L'AMERIQUUUUE!
Alors ça je sais que c'est typiquement américain (le réalisateur est et se revendique allemand, cherchez l'incohérence). Ça en fait rager quelques-un, moi personnellement je trouve ça marrant. Quand je vois un petit clin d'oeil patriotique dans les films américains souvent je souris, attendri par ce que je considère un détail ingénu, voire même digne d'admiration parfois (comme les drapeaux américains que l'on voit apparaître ça et là dans les trois Spiderman, c'est marrant en plus ça fait très comicbook)... voui, voui d'admiration: si les français aimaient un peu plus leur pays peut-être que les étrangers ne les verraient pas comme d'abominables cyniques nombrilistes et intellectualisants (en somme: ennuyeux)... et puis bon le public américain adore ça alors ça se comprends, nous aussi dans nos films on a nos conneries à nous (qu'ils sont ennuyeux à mourir ou incompréhensibles, ça c'est très français)... Mais bon il y a quand même des limites et Roland Emmerich les outre-passe parfois allègrement à la limite du suportable dans la propagande. Dans ce film il y a plus d'exemples que dans toute la filmographie d'Emmerich: Donuts, Bentley, Nokia, Pepsi... la liste est trop longue. Non mais le plus insupportable c'est les discours à rallonge des personnages principaux chargés de "messages" moralisateurs, ça directement ça me fait vômir (et pas parce que je suis content comme Dominique Farougia dans La Cité de la Peur). Je déteste l'idée que le réalisateur d'un film se permette de me faire la morale en me disant comment penser et comment agir (encore moins un dimanche après-midi) dans un apothéose de mièvrerie inconcevable. Si seulement le film était vraiment bon ça ferait passer la pillule (comme La Liste de Schindler par exemple dont le discours ouvert de la fin parait même logique), mais quand le scénario et le jeu des acteurs est pathétique comme c'est le cas ici et que tu t'ennuis depuis déjà 45 bonnes minutes... je vous laisse imaginer le désarroi. Et puis il y a la réplique qui tue et que tu retrouves à chaque film-catastrophe de la marque Emmerich: "il ne reste plus qu'à prier". le Dieu des chrétiens est toujours de la partie mais il est la seule divinité de la planète dont les monuments les plus emblématiques sont systématiquement détruits devant l'oeil jubilatoire de la caméra Panavision de l'ami Roland. Quand tu vois la bande-annonce teaser du film (qui est probablement une des meilleures faites à ce jour et élément unique qui m'a donné envie de voir ce film) tu t'imagines que le film va prendre comme point de vue toutes les cultures et religions de la planète. C'est vrai: cette image d'un tsunami à échelle de l'Himalaya qui englouti les montagnes les plus hautes du monde devant l'oeil complice et serein des moines tibétains c'est une image vraiment alléchante et qui promet beaucoup de réflection religieuse et un argument narratif et dramatique réellement intéressant, proportionnel à ce qu'on attend d'un film sur la fin du monde (c'est pas rien de le dire)... mais non! Et celà nous amène au gros problème suivant:

Deuxième gros problème: ON VA TOUS MOURIR!... JE ME MARRRRRRRRE HAHAHA!
Euh, bon, quand les extra-terrestres arrivent sur Terre ou qu'un monstre de 500 mètres piétine ton quartier je comprends déjà mal que l'on aie envie de faire de vieux jeux de mot vaseux, alors quand c'est la fin du monde je comprends même pas pourquoi les personnages parlent quand ils voient une vague de 1800 mètres de haut. Moi quand j'ai vu le désastre humain qu'a été la destruction du World Trade Center j'ai pas prononcé un mot de tout l'après-midi tant mon incrédulité était grande à la vue de ce qui se passait. Evidemment là on parle d'un film c'est vrai que c'est incomparable... mais pas pour les personnages pour qui l'action est "réelle" et qui devraient avoir des attitudes en accord avec ce qui se voit à l'écran. Parce que les effets spéciaux c'est le point fort du film et quels effets spéciaux mesdames et messieurs. Ils sont la seule raison pour laquelles je n'ai pas demandé à être remboursé. Ils sont réellement somptueux, les meilleurs que j'aie pu voir jusqu'à maintenant. Seulement voilà, avec des effets spéciaux aussi réalistes on est loin de l'humour possible et bienvenu d'un Mars Attacks (excellent film très recommendable). Ce qui se voit à l'écran dans 2012 est digne d'être pris au sérieux et malheureusement c'est probablement le plus gros problème de ce film. A aucun moment on ne se sent impliqué à cause de cet humour pompeux d'un Roland Emmerich qui ne croit manifestement pas à cette histoire de fin du monde et tente de divertir la galerie en nous gavant de blagues de mauvais goût (en tout cas dans ce contexte) et de relations entre les personnages dont on ne voit pas l'interet tant elles sont stéréotypées (comme les personnages et certaines situations : eh oui il y a encore un chien qui se sauve in-extremis de la catastrophe... boooêêÊÊrk), manquent de subjectivité et donc de relief. Ce que Emmerich ne semble pas comprendre c'est que pour qu'un film de cette prétention fonctionne il faut que les relations entre les personnages soient évidentes AVANT la catastrophe sinon c'est le film qui devient une catastrophe en soi. Quand l'action commence et les élément s se déchaînent c'est le drâme et le réalisme que l'on veut voir.
En conclusion je suis vraiment déçu par un film pour lequel je m'étais fait de fausses illusions et pour lequel je ressent un profonde tristesse de cinéphile car je m'imagine ce que ça aurait pu donner avec un traitement sérieux de l'histoire et une profonde conviction à l'heure de le mettre en scène. C'est très dommage.
11:34 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


